Articulations/Milieu de vie, installation artistique interactive et virtuelle

 

Deux artistes sont ciblés pour participer à ce projet d’installation artistique interactive et virtuelle. Ce projet aura lieu dans deux communautés de la Péninsule acadienne.

Les deux artistes seront invités à réaliser une installation artistique interactive éphémère sur le thème Articulations/Milieu de vie qui sera aménagée temporairement dans un lieu ciblé de leur communauté respective.

Le grand public aura l’occasion de suivre de façon virtuelle (captation vidéo) l’évolution de ce projet, de la conception à l’installation sur le lieu ciblé.

Denis Lanteigne

Denis Lanteigne est un artiste bien connu pour ses œuvres éphémères et permanentes exposées dans des espaces publics. Le grand public aura l’occasion de suivre de façon virtuelle (captation vidéo) l’évolution de ce projet, de la conception à l’installation sur le lieu ciblé.

La nature c'est sale

Je possède un terrain situé au 33, rue Principale à Caraquet. J’y coupe l’herbe tout en laissant pousser des parcelles de fleurs naturelles. J’aime voir des marguerites, du trèfle et d’autres tanaisies poussés par les vents. J’entends régulièrement les gens me dire de raser complètement mon terrain. On souligne que ce n’est pas propre, que c’est sale. Il faut nettoyer et couper ça. Pour eux, les fleurs et les hautes herbes naturelles, c’est hideux, c’est sale.

On s’est habitué, depuis les années 60, à l’idée de tondre son parterre et n’y laisser pousser que du gazon, et quelques fleurs et arbustes cultivés bien choisis, bien propres. Qui plus est, la petite tondeuse du début est maintenant remplacée par des tracteurs. Paradoxalement, au lieu de sauver du temps et simplement couper près de la maison, on rase maintenant sur des acres. On passe des heures assis sur la machine. Des heures faites de bruit, d’odeur d’essence et d’émissions de gaz à effet de serre. Sans oublier les engrais, les herbicides et autres pesticides qu’on répand à profusion. La publicité des marchands fonctionne, on est conditionné.

On considère le gazon parmi les cultures les plus polluantes en Amérique. Par après, on vient nous dire que c’est la nature laissée à elle-même qui est sale. La perception et l’attitude que l’on a à l’égard du gazon versus les hautes herbes et les fleurs naturelles peuvent s’appliquer à celles que l’on entretient envers la nature en général. À plus grande échelle, la dévastation de la forêt boréale au pays, celle de la forêt amazonienne et de Bornéo, entre autres à des fins de culture, frise la catastrophe, le déséquilibre climatique. Je propose une œuvre qui conteste nos habitudes versus la nature.

L’installation :

 

Je compte réaliser un dispositif illustrant une cage. Une cellule qui encercle et emprisonne la parcelle d’un champ de fleurs et d’herbe jusque-là en liberté. Une installation faite de bois de récupération, de palettes utilisées dans les entreprises pour le transport des marchandises. Elles tiennent lieu, ici, de symbole quant à notre consommation excessive de biens de toutes sortes. Consommation justifiant notre empiétement et la destruction des espaces naturels. Le plus souvent, elles ne servent qu’une fois ou deux pour être jetées par la suite. Du bois gaspillé inutilement. Dans mon installation, je leur redonne une seconde vie.

Les palettes sont faites de planches espacées. Je les peins, en séquence, en noir et blanc. Elles évoquent les rayures des habits des prisonniers d’une autre époque. Les palettes sont assemblées par groupes de quatre pour former un mur. Quatre murs forment par la suite un enclos fermé qui entoure les fleurs (8’ sur 6’). Une évocation des parcs et réserves naturelles de partout dans le monde. Les planches sont peintes avec de la chaux teintée par du pigment commercial.

Par la suite, je tonds, avec une tondeuse manuelle, l’herbe qui entoure l’enclos. C’est un retour dans le temps, un geste cérémoniel, un rituel pour nous ramener à des habitudes plus saines.

Le propos éditorial, la teinte des palettes, le montage des murs et la tonte sont filmés ou photographiés en intervalle et seront montés par la suite dans une série de clips vidéo.

Denis Lanteigne 

12 août 2020

Nicole Haché

Dans ses plus récents projets, l’artiste Nicole Haché, de Caraquet, s’intéresse à l’individu en rapport à son milieu de vie, sa communauté. Son dernier projet, intitulé Croiser, Lacer, Lier, a donné lieu à une résidence d’artiste dans une communauté francophone, une communauté anglophone et une communauté des Premières Nations. À découvrir lors de cette édition virtuelle, cette installation éphémère qu’elle réalisera sur le thème Articulation/Milieu de vie.

Dans le cadre de cette 24e édition du FAVA, elle réalisera une installation intitulée Tête-à-tête en marche : jeu de marelle géant ayant comme sujet la démarche artistique. Cette installation interactive sera mise en valeur au Quai des artistes situé au Carrefour de la mer de Caraquet.

 

Il sera assurément des plus intéressants de suivre l’évolution de ce projet sur la page Facebook du FAVA lors de l’édition virtuelle du FAVA (du 23 au 26 septembre).

www.nicolehache.com

Horaire: Tête-à-tête en marche

Lieu: Quai des artistes

Dimanche 20 septembre de 13 h à 17 h

Samedi 26 septembre de 13 h à 17h

Dimanche 27 septembre de 13 h à 17 h

Tête-à-tête en marche 

Nicole Haché propose une installation interactive ludique et artistique intitulée Tête-à-tête en marche sur le thème de la démarche artistique. À travers un jeu de marelle de 4 pi x 12 pi, les participants seront invités à effectuer un parcours ponctué d’objets et d’images issus du milieu de vie de l’artiste (souvenirs d’enfance, objets liés à des voyages, images d’œuvres de l’artiste, etc.). 

Dès le premier carreau, les participants de Tête-à-tête en marche pourront se laisser imprégner des éléments visuels placés au sol dans le jeu de marelle. Au fil de cette aventure kinesthésique, ils seront amenés à devenir des capteurs visuels et à se questionner sur l’importance des objets et leur influence sur le cheminement de l’artiste. 

Suite à ce parcours du jeu de marelle, les participants seront invités à dire spontanément trois mots qui serviront à la création d’une phrase et qui deviendront la base des échanges entre l’artiste et les visiteurs au sujet de la démarche artistique. Grâce à cette rencontre de création et d’échange, chaque participant aura une meilleure idée de ce qu’est le processus de création et de la façon dont l’artiste est influencée par ce qui l’entoure et les spécificités de son milieu de vie. Les visiteurs de l’installation pourront ensuite poursuivre ces réflexions initiées par leur participation et leurs échanges avec l’artiste.

L’installation artistique interactive Tête-à-tête en marche invite à la réflexion et permet une médiation culturelle qui clarifie ce qu’est une démarche artistique et comment elle se construit au fil du temps. Ainsi, une démarche artistique se peaufine avec le temps, se transforme inévitablement au gré des expériences de vie de l’artiste, et est modelée par son milieu de vie, ses rencontres avec les autres, ses influences artistiques, ses voyages, son lien avec le monde, l’imagerie symbolique qu’utilise l’artiste, etc.

 

Le projet Tête-à-tête en marche sera sans doute pour l’artiste Nicole Haché une nouvelle occasion d’affiner sa pratique artistique et de poursuivre sa lancée qui l’amène, par les arts, créer de plus en plus de liens avec les autres.

Notez que l’ensemble de l’installation pourra être contenu dans une valise, ce qui rend l’exposition facilement mobile et adaptable.

Nicole Haché

Dans ses plus récents projets, l’artiste Nicole Haché, de Caraquet, s’intéresse à l’individu en rapport à son milieu de vie, sa communauté. Son dernier projet, intitulé Croiser, Lacer, Lier, a donné lieu à une résidence d’artiste dans une communauté francophone, une communauté anglophone et une communauté des Premières Nations. À découvrir lors de cette édition virtuelle, cette installation éphémère qu’elle réalisera sur le thème Articulation/Milieu de vie.

Dans le cadre de cette 24e édition du FAVA, elle réalisera une installation intitulée Tête-à-tête en marche : jeu de marelle géant ayant comme sujet la démarche artistique. Cette installation interactive sera mise en valeur au Quai des artistes situé au Carrefour de la mer de Caraquet.

 

Il sera assurément des plus intéressants de suivre l’évolution de ce projet sur la page Facebook du FAVA lors de l’édition virtuelle du FAVA (du 23 au 26 septembre).

www.nicolehache.com

Horaire: Tête-à-tête en marche

Lieu: Quai des artistes

Dimanche 20 septembre de 13 h à 17 h

Samedi 26 septembre de 13 h à 17h

Dimanche 27 septembre de 13 h à 17 h

Tête-à-tête en marche 

Nicole Haché propose une installation interactive ludique et artistique intitulée Tête-à-tête en marche sur le thème de la démarche artistique. À travers un jeu de marelle de 4 pi x 12 pi, les participants seront invités à effectuer un parcours ponctué d’objets et d’images issus du milieu de vie de l’artiste (souvenirs d’enfance, objets liés à des voyages, images d’œuvres de l’artiste, etc.). 

Dès le premier carreau, les participants de Tête-à-tête en marche pourront se laisser imprégner des éléments visuels placés au sol dans le jeu de marelle. Au fil de cette aventure kinesthésique, ils seront amenés à devenir des capteurs visuels et à se questionner sur l’importance des objets et leur influence sur le cheminement de l’artiste. 

Suite à ce parcours du jeu de marelle, les participants seront invités à dire spontanément trois mots qui serviront à la création d’une phrase et qui deviendront la base des échanges entre l’artiste et les visiteurs au sujet de la démarche artistique. Grâce à cette rencontre de création et d’échange, chaque participant aura une meilleure idée de ce qu’est le processus de création et de la façon dont l’artiste est influencée par ce qui l’entoure et les spécificités de son milieu de vie. Les visiteurs de l’installation pourront ensuite poursuivre ces réflexions initiées par leur participation et leurs échanges avec l’artiste.

L’installation artistique interactive Tête-à-tête en marche invite à la réflexion et permet une médiation culturelle qui clarifie ce qu’est une démarche artistique et comment elle se construit au fil du temps. Ainsi, une démarche artistique se peaufine avec le temps, se transforme inévitablement au gré des expériences de vie de l’artiste, et est modelée par son milieu de vie, ses rencontres avec les autres, ses influences artistiques, ses voyages, son lien avec le monde, l’imagerie symbolique qu’utilise l’artiste, etc.

 

Le projet Tête-à-tête en marche sera sans doute pour l’artiste Nicole Haché une nouvelle occasion d’affiner sa pratique artistique et de poursuivre sa lancée qui l’amène, par les arts, créer de plus en plus de liens avec les autres.

Notez que l’ensemble de l’installation pourra être contenu dans une valise, ce qui rend l’exposition facilement mobile et adaptable.

FAVA

Depuis sa première édition, le Festival des arts visuels en Atlantique s’applique à garder vibrant les liens établis entre les artistes et le grand public, car ces liens contribuent à dynamiser le tissu social de nos communautés.

Au fil du temps, le FAVA est donc devenu une occasion de rencontres et d’interactions créatives, tant pour le grand public que pour les artistes d’ici et d’ailleurs.

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